Au Cambodge et dans le monde entier, de plus en plus de jeunes femmes se mobilisent pour créer un changement durable. Preap Keo et Sor Sokunthea en sont la preuve vivante : lorsqu’on leur fait confiance et qu’on leur donne les moyens d’agir, elles s’épanouissent, développent leurs compétences et inspirent leurs communautés.
Ces jeunes femmes ne se contentent pas de soutenir les programmes d’éducation et de protection de la petite enfance (EPPE). Dans un monde qui attend des filles qu’elles soient discrètes et réservées, elles apprennent qu’elles méritent d’être visibles, respectées et écoutées dans des espaces qui, trop souvent, ignorent leur voix et sous-estiment leur potentiel.
Chez Action Education, le volontariat des jeunes n’est pas un une oeuvre caritative : c’est un véritable acte d’autonomisation et de leadership.
« L’engagement des jeunes contribue à normaliser le volontariat et à instaurer une culture de soutien à leur communauté », explique Ann Channy, responsable du suivi et de l’évaluation sur le terrain. Grâce à ce travail, les jeunes prennent conscience de leur capacité à mener le changement.
Ce n’est pas de la charité, c’est du pouvoir
Preap Keo et Sor Sokunthea ne se limitent pas à “aider” : elles créent un impact tangible. Leur travail comprend la saisie de données, la coordination avec les écoles, le suivi des bénéficiaires et la vérification des documents. Des tâches essentielles, souvent invisibles, mais indispensables au bon fonctionnement du programme ECCE.
« Elles apportent leur soutien à la mise en œuvre des activités du projet, qu’il s’agisse de communiquer avec les directeurs d’école et enseignants, d’enregistrer les données ou de coordonner les activités sur le terrain », précise Ann Channy.
En contribuant ainsi, elles acquièrent des compétences clés : communication, travail d’équipe, résolution de problèmes, mais aussi gestion d’outils numériques comme Google Drive ou Excel. Ces savoir-faire renforceront leur parcours professionnel, tout en boostant leur confiance en soi et leur bien-être émotionnel.
Investir dans les jeunes femmes, c’est investir dans l’avenir
Preap Keo, volontaire en suivi et évaluation, raconte : « J’ai appris à résoudre des problèmes, à mieux communiquer et à gérer mon travail. Je suis plus confiante maintenant »
Pour ces jeunes femmes, le volontariat est aussi un moyen de briser les barrières sociales et culturelles. Sokunthea, étudiante en droit de 19 ans, confie :
« Parfois, je me sens sans courage. Mais je crois que les femmes peuvent tout surmonter. »
Ces paroles ne sont pas que de simples encouragements : elles sont le reflet d’expériences vécues, souvent marquées par la peur de prendre la parole, le manque d’opportunités et le poids des attentes sociales.
Le volontariat, une école de leadership
Les jeunes volontaires comme Keo et Sokunthea ne se préparent pas seulement à être les leaders de demain : elles dirigent déjà aujourd’hui. Elles contribuent à améliorer les systèmes éducatifs locaux, garantissent l’accès à l’éducation et influencent la mise en œuvre des projets de développement.
Mais ce rôle demande un engagement sérieux : « Nous recherchons la disponibilité, l’engagement, une expérience pertinente et un intérêt sincère pour l’apprentissage », explique Channy. « Le travail implique des visites sur le terrain et la collaboration avec de nombreux acteurs. »
Confiance. Compétences. Impact.
À l’occasion de la Journée mondiale des compétences des jeunes, nous rendons hommage à toutes celles qui, comme Preap et Sokunthea, font bouger les lignes. Elles incarnent une vérité simple : investir dans les jeunes femmes, c’est investir dans un changement durable.











